Pour les Syriens, le long chemin vers la justice passe par Genève
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Extrait : Les disparitions forcées ont été une caractéristique du régime Assad, tombé en 2024. Quelles sont les perspectives en matière de justice et les institutions des Nations Unies à Genève peuvent-elles apporter leur aide? Depuis plus de dix ans, Radwan Abdellatif n’a plus aucune nouvelle attestée de son frère. Samer Abdellatif a été vu pour la dernière fois en 2012 dans le cadre des manifestations contre l’ex-président syrien Bachar al-Assad. Un codétenu l’a croisé à Sednaya, prison du nord de Damas synonyme de torture et de disparitions imputables au régime. Et maintenant? «Le dossier des détenus disparus est passé aux oubliettes», estime Radwan Abdellatif au moment de boucler sa valise pour un nouveau voyage vers la Syrie, ses enfants jouant à deux pas. Depuis qu’Assad a fui vers la Russie, c’était en décembre 2024, Radwan Abdellatif a fait trois fois le voyage de la Syrie. Et ce, à partir du Japon, où il vit depuis plus de dix ans. Sa première visite l’a vu quêter les traces de son …