Traitements innovants: un laboratoire suisse fait du neuf avec du vieux
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Extrait : Des chercheurs de l’Université de Genève passent au crible les registres de médicaments déjà autorisés afin de dénicher de nouveaux traitements pour des maladies rares. Et parfois, cela fonctionne. Une approche de plus en plus prisée dans un contexte de désintérêt croissant des laboratoires pharmaceutiques pour ces pathologies. Cinq ans auparavant, le laboratoire de Vladimir Katanaev, à l’Université de Genève, a fait une découverte majeure. On s’est rendu compte que des sels de zinc, autorisés en 1997 aux États‑Unis pour traiter la maladie de Wilson, avaient d’autres vertus: ils pouvaient traiter un trouble rare et potentiellement mortel causé par une mutation du gène GNAO1. Ce gène encode la protéine Gαo, l’un des principaux régulateurs de la transmission des signaux dans le cerveau. Elle fonctionne comme un interrupteur moléculaire qui s’active et se désactive pour éviter que les neurones ne soient trop actifs ou trop passifs. Les mutations du gène GNAO1, qui touchent environ 400 …