Cabinet Philippe ALLIAUME

Avocat à la Cour d'appel de Paris

«Le but n’est pas que les Suisses de l’étranger rendent leur passeport»

Une motion déposée au parlement du canton de Zoug (Suisse centrale) suscite la grogne des Suisses de l’étranger. Celle-ci a en effet pour but de mettre fin à la double citoyenneté. Le politicien de l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) à l’origine de cette idée insiste toutefois sur le fait qu’elle ne visait pas les Suisses de l’étranger. Un citoyen suisse ne devrait pouvoir avoir qu’une seule nationalité. C’est le but de la motion du politicien UDC Thomas Werner. Sur le plan politique, elle n’a guère de chances d’aboutir et sera probablement bientôt définitivement enterrée par le parlement cantonal zougois. Il n’en reste pas moins qu’elle suscite l’émoi chez les Suisses de l’étranger. À tel point que la direction de l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE) a décidé de prendre position dans une déclaration officielle (en allemand): «L’amendement proposé aurait un impact dramatique», souligne cette dernière. En effet, 582’000 Suisses de l’étranger…

Quand les criminels en col blanc tentent de bâillonner la presse

En Suisse, tout comme dans le reste de l’Europe et aux Etats-Unis, les pressions judiciaires et les tentatives de censure se multiplient à l’encontre de médias fragilisés économiquement. Une trentaine d’organisations non gouvernementales mettent en garde contre ces attaques qui menacent la liberté d’expression. C’est l’affaire judiciaire de trop pour Marie Maurisse et François Pilet. Fin janvier, les deux fondateurs de «Gotham City», une newsletter spécialisée dans la criminalité économique basée dans le canton de Vaud, se retrouvent pour la cinquième fois en moins de douze mois devant un tribunal. Leur tort? Avoir voulu relater la condamnation d’un gérant de fortune genevois qui avait dissimulé les fonds d’un riche «philantrophe» étranger. L’identité du condamné a bien été anonymisée, selon des règles suisses très restrictives en matière de publication des noms. Le juge estime néanmoins qu’il existe un risque qu’on puisse démasquer le coupable en lisant l’article incriminé, et en…