Cabinet Philippe ALLIAUME

Avocat à la Cour d'appel de Paris

Le scandale des signatures falsifiées engage-t-il la Suisse vers une collecte numérique?

Une société privée a été accusée l’automne dernier en Suisse d’avoir systématiquement falsifié des signatures lors d’initiatives populaires. Depuis cet épisode, la demande pour les collecter en ligne a augmenté. Mais en matière de numérisation des outils de la démocratie directe, la confiance est un élément clef comme l’atteste l’exemple californien. À l’origine des révélations sur le scandale qui a ébranlé les institutions, la directrice de l’association Service Citoyen, Noémie Roten est une Suissesse très attachée au rôle de l’État. «Même dans la meilleure des démocraties du monde, ces incidents peuvent arriver», dit-elle. Ce qu’elle qualifie de «rappels à l’ordre» n’est pas une mauvaise chose, car cela oblige les citoyennes et citoyens à s’interroger. Un bon signe aussi que les institutions se remettent en question, selon elle. Comment cette «tricherie» a-t-elle été éventée? Le pot aux roses a été découvert dès 2023, mais le public n’en a pas été informé dans un premier temps.

Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe, les deux premières prisons de haute sécurité

Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe deviennent les premières prisons de haute sécurité. Les narcotrafiquants les plus dangereux y seront affectés respectivement à partir du 31 juillet puis de la mi-octobre 2025. Ces établissements conçus pour être inviolables imposeront un nouveau régime carcéral très strict inspiré du modèle anti-mafia italien.

Le chef de file des paysans ou le discret homme de dossier pour succéder à Viola Amherd?

La course à la succession de la ministre centriste Viola Amherd est plus serrée que prévu. Conseiller national depuis plus d’une décennie et à la tête de l’influent lobby paysan, Markus Ritter fait figure de favori. Le ministre zougois de la Santé Martin Pfister pourrait cependant créer la surprise. Presque une heure avant de se présenter à l’assemblée des délégués du Centre, on trouve déjà Markus Ritter au café, en train de discuter avec les militantes et les militants de son parti. Son rival Martin Pfister, lui, arrive dix minutes avant le début de la manifestation organisée fin février au Centre de congrès de Viège (canton du Valais), salue brièvement les personnes présentes et se rend directement à sa place. L’anecdote montre que les deux candidats qui figurent sur le «ticket» du Centre pour succéder à la ministre de la Défense démissionnaire Viola Amherd se différencient davantage sur la forme que sur le fond. Sur le fond, les deux hommes expriment des positions similaires sur …