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Tiens la Suisse est de retour dans l’Espace (Economique ?) Européen

La Suisse n’est pas touchée par la fermeture des frontières françaises. Le Secrétaire d’Etat aux affaires européennes Clément Beaune a précisé dans la nuit de vendredi à samedi que la Suisse faisait partie de l’espace européen.

La Confédération n’est donc pas considéré comme un Etat hors-UE, contrairement au Royaume-Uni, a-t-il écrit sur Twitter. Comme les citoyens de l’UE, les Suisses doivent donc présenter un test PCR négatif, qui ne doit pas être plus vieux que 72 heures.

La France avait déjà précisé que cette règle ne concernait pas les frontaliers. Cette exception, déjà en vigueur pour le transport maritime et aérien, va être donc être étendue au terrestre.

Pour les pays hors-UE, les frontières françaises seront fermées dès dimanche, sauf « motif impérieux

Qui règne sur la liberté d’expression?

Après les événements sanglants du Capitole et le blocage de l’ancien président américain par Twitter, Facebook et Youtube se pose la question du renforcement de la démocratie et du pouvoir des géants de la technologie. Les premières approches de solutions viennent des États-Unis, d’Europe et de Suisse. Encouragée par le perdant de l’élection en personne, la manifestation du Capitole à Washington visait à empêcher la proclamation de la victoire de son successeur élu Joe Biden. Le blocage des comptes de l’agitateur par les géants de la technologie Twitter, Facebook et Youtube a montré clairement que le contrôle de la liberté d’expression est devenu un enjeu majeur pour le pouvoir. Ce qui se joue ici, ce n’est rien moins que l’avenir de la démocratie, déclare au magazine suisse en ligne persoenlich.com Dirk Helbing, professeur de sciences sociales informatiques à l’École polytechnique fédérale de Zurich: «Si la société civile pluraliste ne prend pas le dessus, c’est la fin de la…

«La culture politique de la Suisse doit être mieux utilisée»

En Suisse, la démocratie directe et participative fournit des ressources sous-estimées dans la gestion de la crise du coronavirus. Le plaidoyer de Nikola Biller-Andorno, directrice de la plateforme PubliCo. La pandémie pose un défi à tous les pays, et chacun d’eux lutte à sa manière pour faire face à la Covid-19. Le Conseil fédéral vient ainsi de décider d’un deuxième confinement partiel. Ce ne sont pas seulement les conséquences sanitaires qui rendent la gestion de la crise si exigeante, mais aussi les impacts économiques, sociaux et culturels Nikola Biller-Andorno est directrice de l’Institut d’éthique biomédicale et d’histoire de la médecine de l’Université de Zurich et membre du Collegium Helveticum. Elle dirige le projet PubliCo, financé notamment par le Fonds national suisse (FNS) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour l’instant, la Suisse est bien placée pour faire face à la crise. Elle dispose de ressources économiques considérables et d’un système de santé de…

A Amiens, un pacte contre les violences intrafamiliales

« Engagement, confiance, durée » : C’est en ces termes que Claude Roiron, déléguée ministérielle à l’égalité F/H du ministère de l’éducation nationale a défini le partenariat exemplaire construit depuis plusieurs années, dans la Somme, entre le tribunal, l’éducation nationale et l’aide sociale à l’enfance.

En compagnie d’Isabelle Rome, haute-fonctionnaire à l’égalité f/h du ministère de la justice, elle a pu rencontrer, le 21 janvier à Amiens, l’ensemble des acteurs impliqués conjointement dans la prise en charge coordonnée des violences et maltraitances révélées en milieu scolaire.

Le procureur de la République, Alexandre de Bosschère et Clélie Gibaldo, cheffe de section Mineurs-famille, ont pu ainsi présenter la convention liant le parquet d’Amiens à la direction des services départementaux de l’éducation nationale de la Somme, représentée par Gilles Neuviale, inspecteur d’académie et Vanessa Goyet, conseillère technique départementale de service social. La présence de Madame Maquet, responsable de la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) témoignait aussi de l’engagement du département dans cette démarche partagée de signalement et de prise en charge.

Ladite convention repose sur trois axes clés : la désignation de référents identifiés au parquet et à l’inspection académique- une définition claire des circuits d’échange d’informations pour les signalements au titre de l’enfance en danger ou sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale- l’énoncé de principes de collaboration mutuelle. Ce protocole résulte de cinq années de travail partenarial qui a permis une meilleure prise en charge des besoins des élèves et des familles en matière de protection de l’enfance, avant de s’étendre au signalement des violences scolaires et violences commises au sein de la famille, sur le mineur ou entre les adultes en présence du mineur.

Il a pour objet d’assurer la pérennité des bonnes pratiques instaurées, d’approfondir les échanges et de faciliter la reprise de cette initiative locale sur d’autres ressorts.

Après un échange avec Dominique Lenfantin, président du tribunal judiciaire d’Amiens, Claude Roiron et Isabelle Rome ont ensuite rencontré des représentants d’établissements du 1er et du second degré. Toutes et tous ont souligné l’intérêt de pouvoir disposer d’un tel dispositif. Face à une situation de danger repérée pour un enfant, il est crucial de pouvoir s’adresser à des interlocuteurs identifiés et compétents.

Dans ce même état d’esprit, a été élaboré un document unique de signalement.  La mise en place d’un tel outil sur l’ensemble du territoire national, a été annoncée par le ministère de l’éducation nationale, lors du Grenelle des violences au sein couple, en novembre 2019. Le modèle amiénois est, à ce titre, un remarquable. Loin de ne concerner que le couple, on sait, en effet, que les violences conjugales ont un effet dévastateur sur les enfants, à court, moyen et long terme. Exposés à celles-ci, ils subissent un traumatisme profond et durable… Ils peuvent aussi se trouver dans une situation de danger immédiat. En 2019, 25 enfants ont trouvé la mort à l’occasion de violences commises au sein du couple. Repérer, signaler, protéger… Ces trois mots d’ordre lient indubitablement les professionnels de l’éducation, du travail social, et de la justice. Organiser ce lien par convention permet donc une meilleure coordination des interventions de chacune et de chacun. C’est aussi un signe d’humanité à l’adresse de tous ces enfants.  

 

A Amiens, un pacte contre les violences intrafamiliales       

En France, la loi a suscité un «niqab contestataire»

Objet de votation en Suisse le 7 mars prochain, l’interdiction du voile intégral est en vigueur depuis 10 ans dans l’Hexagone. Ses effets sont mitigés, voire contre-productifs. Il y a un peu plus de dix ans, le 11 octobre 2010, la France interdisait la dissimulation du visage dans l’espace public. Cela, alors qu’en 2009, entre 350 et 2000 femmes portaient la burqa ou le niqab. Tant la droite au pouvoir qu’une partie de la gauche ont voté la loi devant le parlement. Une mesure souhaitée, d’après des sondages, par une majorité de la population française. Les femmes se couvrant le visage sont depuis lors passibles d’une amende de 150 euros, assortie d’un stage de citoyenneté́. De 2011 à 2017, selon le ministère de l’Intérieur, 1’977 contrôles ont été effectués sur la base de la loi de 2010. Ils ont concerné un millier de femmes et ont donné lieu à 1830 verbalisations. Au delà des chiffres, cette mesure s’est avérée contre-productive. Loin de faire disparaître le voile intégral, la…