Extrait : Peut-être était-il assis dans la sacristie lorsqu’il prit sa décision. Entre des murs nus, là où, quelques mois auparavant, brillait encore la lumière dorée des reliques. Peut-être était-ce la nuit. Peut-être entendait-il dehors le vent, le grincement des poutres. Et il savait : si lui, Hansli Benet, ne le faisait pas, personne ne le ferait. Les crânes devaient disparaître. Zurich en plein bouleversement Que la situation en arrive là n’était pas surprenant. Zurich, en 1524, est à l’aube d’une nouvelle ère. Le réformateur Huldrych Zwingli prêche contre les images, les autels, les reliques – contre tout ce qui, pendant des siècles, avait été considéré comme l’expression du christianisme. La nouvelle foi n’a besoin ni d’ossements ni d’icônes, seulement de la parole. Et le conseil de la ville le suit. Les autels sont enlevés, les tableaux décrochés, les reliquaires vidés. Même la cathédrale Grossmünster n’est pas épargnée. C’est là que reposent, depuis des siècles, les reliques de …
Extrait : Les logements sont une denrée rare en Suisse, en particulier en ville pour les étudiantes et étudiants. En parallèle, de nombreuses personnes âgées vivent seules dans de grands appartements. Le projet « Wohnen für Hilfe » (en français «Un logement en échange de services») rapproche ces deux mondes. La personne qui met une chambre à disposition reçoit de l’aide au quotidien et, souvent, une véritable relation se développe au-delà d’un simple arrangement pratique. Andrea Ziegler, 62 ans, est assistante sociale chez Pro Senectute dans le canton de Zurich. Elle s’occupe du programme «Wohnen für Hilfe» depuis neuf ans. SRF: Qui participe à «Wohnen für Hilfe»? Andrea Ziegler: Chez les étudiantes et étudiants, ce sont des jeunes ouverts, conscients qu’il faut donner un coup de main. Du côté des personnes âgées, il s’agit généralement de personnes bien instruites vivant dans de grands appartements ou maisons. Elles sont prêtes à partager leur espace et à s’ouvrir à la jeunesse. Comment les …
Extrait : La transition énergétique alimente la demande pour des minerais cruciaux, ce qui met à rude épreuve la transparence des chaînes d’approvisionnement. Un rapport de l’ONU avertit que les minerais issus de la République démocratique du Congo (RDC) et utilisés pour financer la guerre atterrissent illégalement sur le marché mondial. Des minéraux cruciaux, nécessaires aux énergies renouvelables, tels que le coltan ou le tantale, un métal issu du coltan, sont présents dans la plupart de nos outils électroniques, comme les téléphones portables ou les ordinateurs. On les retrouve aussi dans les batteries des véhicules électriques. Leur utilisation a bondi du fait de la transition énergétique et le recours grandissant aux éoliennes et au solaire dans le mix énergétique mondial. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la demande devrait doubler entre 2024 et 2030 et dit qu’elle pourrait même tripler ou quadrupler d’ici cette date si les pays atteignent leurs objectifs …
Neuchâtel : un enclos 7 fils, rempart efficace face à la meute de la Brévine
Dans les montagnes neuchâteloises, la présence de la meute de la Brévine est aujourd’hui une réalité.
La cohabitation entre loups et bétail n’est possible que grâce à des mesures de protection solides, financées en partie par l’argent public et soutenues par des éleveurs engagés.
Cet enclos électrique à 7 fils, soigneusement entretenu, illustre la bonne pratique :
Protection jour et nuit : le courant reste activé en permanence, car un loup n’attend pas le lever du jour pour s’approcher.
Tension suffisante : au moins 4 000 à 5 000 volts pour un effet réellement dissuasif.
Surveillance régulière : contrôle de la végétation, des isolateurs et des portillons, souvent les points faibles.
Dans un contexte où les tirs de régulation sont parfois présentés comme la seule réponse, cet exemple prouve qu’une coexistence intelligente est possible.
À Neuchâtel comme ailleurs, continuons à exiger que ces solutions de protection soient généralisées plutôt que de céder à la facilité des abattages.
Protéger le bétail, c’est protéger la biodiversité et montrer qu’un autre choix de société est possible
Toutes les réactions :
Neuchâtel : un enclos 7 fils, rempart efficace face à la meute de la Brévine
Dans les montagnes neuchâteloises, la présence de la meute de la Brévine est aujourd’hui une réalité.
La cohabitation entre loups et bétail n’est possible que grâce à des mesures de protection solides, financées en partie par l’argent public et soutenues par des éleveurs engagés.
Cet enclos électrique à 7 fils, soigneusement entretenu, illustre la bonne pratique :
Protection jour et nuit : le courant reste activé en permanence, car un loup n’attend pas le lever du jour pour s’approcher.
Tension suffisante : au moins 4 000 à 5 000 volts pour un effet réellement dissuasif.
Surveillance régulière : contrôle de la végétation, des isolateurs et des portillons, souvent les points faibles.
Dans un contexte où les tirs de régulation sont parfois présentés comme la seule réponse, cet exemple prouve qu’une coexistence intelligente est possible.
À Neuchâtel comme ailleurs, continuons à exiger que ces solutions de protection soient généralisées plutôt que de céder à la facilité des abattages.
Protéger le bétail, c’est protéger la biodiversité et montrer qu’un autre choix de société est possible
Toutes les réactions :
Neuchâtel : un enclos 7 fils, rempart efficace face à la meute de la Brévine
Dans les montagnes neuchâteloises, la présence de la meute de la Brévine est aujourd’hui une réalité.
La cohabitation entre loups et bétail n’est possible que grâce à des mesures de protection solides, financées en partie par l’argent public et soutenues par des éleveurs engagés.
Cet enclos électrique à 7 fils, soigneusement entretenu, illustre la bonne pratique :
Protection jour et nuit : le courant reste activé en permanence, car un loup n’attend pas le lever du jour pour s’approcher.
Tension suffisante : au moins 4 000 à 5 000 volts pour un effet réellement dissuasif.
Surveillance régulière : contrôle de la végétation, des isolateurs et des portillons, souvent les points faibles.
Dans un contexte où les tirs de régulation sont parfois présentés comme la seule réponse, cet exemple prouve qu’une coexistence intelligente est possible.
À Neuchâtel comme ailleurs, continuons à exiger que ces solutions de protection soient généralisées plutôt que de céder à la facilité des abattages.
Protéger le bétail, c’est protéger la biodiversité et montrer qu’un autre choix de société est possible
Extrait : En ciblant juste, nul besoin de convaincre la moitié de la population pour faire passer un projet. A peine plus de 1,3 million de voix suffisent pour remporter une votation fédérale alors que la Suisse compte plus de 9 millions de personnes. Imaginons la population suisse comme un village de 100 personnes. Seules 28 participent effectivement aux scrutins nationaux, en moyenne. C’est moins que ceux qui y renoncent volontairement, les abstentionnistes: ils sont 32,5, près d’un tiers de nos résidentes et résidents. Les quarante « villageois » restants sont, de facto, exclus du vote. Soit parce qu’ils sont trop jeunes, soit parce qu’ils ne possèdent pas la nationalité suisse. Seul un habitant sur deux peut voter à Genève Cette situation est occasionnellement perçue comme un problème pour la démocratie. Elle a sans doute porté les mobilisations pour le droit de vote des étrangers en Suisse romande: Genève, Vaud, le Jura et Neuchâtel ont accordé le droit de suffrage aux résidents et …
Extrait : La Suisse s’escrime à négocier avec les États-Unis pour se départir des droits de douane punitifs imposés par l’administration Trump. Comme l’UE, doit-elle faire des concessions sur les importations alimentaires américaines? Le 1er août, jour de la fête nationale, nombreux sont les Suisses à gagner une des fermes du pays pour un brunch riche en spécialités régionales. Rien ne réveille autant le sentiment patriotique qu’un bon buffet prodigue en viandes, fromages et taillaules, cuchôles, tresses ou encore pain du 1er Août, affublé de son petit drapeau suisse. Cette année pourtant, le 1er août est resté sur l’estomac de beaucoup après l’annonce le jour même d’un droit de douane de 39% appliqué par les États-Unis aux importations arrivées de Suisse. Le taux le plus élevé d’Europe. Une notification qui a pris les Helvètes par surprise, d’autant que Berne était convaincue d’avoir emporté la mise. Soit une réduction à 10% du tarif de 31% annoncé par Donald Trump le 2 avril (le …
Extrait : À partir de 2027, l’assurance maladie prendra en charge les frais d’avortement. C’est sans bruit que le Parlement a adopté cette réglementation. Où se situe la Suisse par rapport aux autres pays? «2e volet de mesures visant à maîtriser les coûts»: le nom de l’ensemble des mesures voté par le Parlement fédéral en mars 2025 ne laissait en rien présager des dépenses supplémentaires pour les caisses d’assurance maladie. Et personne n’aurait pensé qu’une décision déterminante sur la question, controversée, de l’avortement s’y était glissée. Aucune indication n’est venue de la Commission de la santé publique, qui avait examiné l’épaisse pile de nouvelles règles au préalable. Et c’est sans en mesurer la portée – ce qui constitue une curiosité pour le monde politique helvétique – que le Parlement a approuvé le paquet de mesures au printemps dernier. Les médias comme le public sont également restés dans l’ignorance jusqu’à ce qu’une journaliste de la «SonntagsZeitung» ne soit alertée. Par …