Catégorie : Suisse

Pro Helvetia ou comment projeter l’art suisse dans le monde

Sur mandat de la Confédération, la Fondation Pro Helvetia promeut l’art et la culture suisses aux quatre coins de la planète. Suivez le guide, destination: les antennes de la fondation au Caire, Paris, Santiago du Chili et Moscou. En 2018, une poignée d’auteurs suisses ont participé à une tournée de lectures en Russie. La même année, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) à Genève et l’Observatoire international ALMA dans le nord du Chili lançaient un double programme de résidences. Un projet baptisé «Simetria» offrant à des artistes suisses et chiliens de mener leurs travaux artistiques au sein des deux institutions. Le dramaturge bernois internationalement reconnu Milo Rau était pour sa part l’invité de la 6e Mostra internacional de Teatro de Sao Paulo en 2019. Soit trois projets parmi tant d’autres ayant profité du soutien de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia. Pour le non-initié, son nom évoquera un certain traditionalisme. Il faut dire…

Quand le corps humain devient une centrale électrique

Une jeune entreprise suisse a mis au point une technologie qui transforme la chaleur du corps humain en électricité. Pourrons-nous à l’avenir recharger nos appareils avec l’énergie que nous produisons naturellement – et gratuitement – chaque jour? Oubliez un instant l’énergie solaire, éolienne, la biomasse ou l’énergie hydroélectrique: et si les sources d’énergie renouvelable du futur étaient les êtres humains eux-mêmes? Nous savons tous que notre corps génère de la chaleur. Nous le remarquons notamment lorsque nous sommes au lit avec de la fièvre ou après un effort physique. C’est cette capacité endothermique qui nous distingue des reptiles et autres animaux à sang froid. «Chaque jour, un adulte libère en moyenne trois kilowattheures d’énergie, une quantité qui pourrait faire fonctionner une télévision LCD pendant 30 heures.» Franco Membrini, Mithras Ce que l’on sait moins, c’est que la chaleur humaine peut être récoltée et convertie en électricité. L’idée n’est pas nouvelle…

Ce qu’un échec de l’accord-cadre coûterait à la Suisse

Le think tank libéral Avenir Suisse a évalué les retombées économiques d’un échec de l’accord institutionnel entre Berne et Bruxelles. Les perspectives économiques ne sont pas réjouissantes pour la Suisse. En 2014, des chercheurs bâlois avaient calculé l’impact économique de la suppression des accords bilatéraux entre Berne et Bruxelles. Un risque matérialisé alors par l’initiative «contre l’immigration de masse». Le produit intérieur brut (PIB) aurait chuté de 7,1 %, soit 64 milliards de francs. Avenir Suisse a tenté de faire un calcul similaire pour l’accord-cadre en question aujourd’hui qui fera bientôt l’objet d’une publication. Grande différence entre le calcul à l’époque (annulation des Bilatérales I) et l’évaluation d’aujourd’hui (non-conclusion de l’accord institutionnel), les traités existants sont toujours en vigueur, mais ils ne seront probablement plus mis à jour, selon Patrick Dümmler, chercheur chez Avenir Suisse. Pas de progrès dans les discussions, selon Guy…

«Le but n’est pas que les Suisses de l’étranger rendent leur passeport»

Une motion déposée au parlement du canton de Zoug (Suisse centrale) suscite la grogne des Suisses de l’étranger. Celle-ci a en effet pour but de mettre fin à la double citoyenneté. Le politicien de l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) à l’origine de cette idée insiste toutefois sur le fait qu’elle ne visait pas les Suisses de l’étranger. Un citoyen suisse ne devrait pouvoir avoir qu’une seule nationalité. C’est le but de la motion du politicien UDC Thomas Werner. Sur le plan politique, elle n’a guère de chances d’aboutir et sera probablement bientôt définitivement enterrée par le parlement cantonal zougois. Il n’en reste pas moins qu’elle suscite l’émoi chez les Suisses de l’étranger. À tel point que la direction de l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE) a décidé de prendre position dans une déclaration officielle (en allemand): «L’amendement proposé aurait un impact dramatique», souligne cette dernière. En effet, 582’000 Suisses de l’étranger…

Quand les criminels en col blanc tentent de bâillonner la presse

En Suisse, tout comme dans le reste de l’Europe et aux Etats-Unis, les pressions judiciaires et les tentatives de censure se multiplient à l’encontre de médias fragilisés économiquement. Une trentaine d’organisations non gouvernementales mettent en garde contre ces attaques qui menacent la liberté d’expression. C’est l’affaire judiciaire de trop pour Marie Maurisse et François Pilet. Fin janvier, les deux fondateurs de «Gotham City», une newsletter spécialisée dans la criminalité économique basée dans le canton de Vaud, se retrouvent pour la cinquième fois en moins de douze mois devant un tribunal. Leur tort? Avoir voulu relater la condamnation d’un gérant de fortune genevois qui avait dissimulé les fonds d’un riche «philantrophe» étranger. L’identité du condamné a bien été anonymisée, selon des règles suisses très restrictives en matière de publication des noms. Le juge estime néanmoins qu’il existe un risque qu’on puisse démasquer le coupable en lisant l’article incriminé, et en…

«L’abandon des pesticides serait un grand pas en avant»

Pour lui, des changements doivent enfin intervenir dans la politique agricole. L’agriculteur bio et député écologiste Kilian Baumann explique dans une interview pourquoi il soutient les initiatives sur l’eau potable et les pesticides. Le texte pourrait avoir une influence sur les prix des produits biologiques. Le 13 juin, deux initiatives qui touchent le secteur agricole et suscitent des débats passionnés seront soumises en votation populaire. L’initiative sur l’eau potable veut cesser d’accorder des paiements directs (subventions publiques) aux agriculteurs qui utilisent des pesticides, importent du fourrage pour les animaux ou utilisent des antibiotiques à titre prophylactique. L’initiative sur les pesticides, quant à elle, demande l’interdiction totale des pesticides de synthèse et l’interdiction d’importer des denrées alimentaires qui en contiennent ou sont produites à l’aide de ceux-ci. Liens utiles Les explications de la Confédération sur l’initiative sur l’eau potable Les…

«Les initiatives anti-pesticides sont extrêmes et contre-productives pour l’environnement»

Le monde agricole prend à cœur la protection de l’environnement mais les initiatives sur l’eau potable et les pesticides sont trop extrêmes, affirme le directeur de l’Union suisse des paysans, Martin Rufer. Il met en garde contre une hausse des prix pour les consommateurs en cas de oui. Les deux initiatives populaires fédérales touchant à l’agriculture soumises au peuple le 13 juin alimentent de vifs débats. L’initiative pour une eau potable propre compte priver de paiements directs les agriculteurs qui utilisent des pesticides, importent du fourrage et utilisent des antibiotiques à des fins prophylactiques. Le texte sur les pesticides, quant à lui, veut bannir totalement les pesticides de synthèse et interdire l’importation de denrées alimentaires qui en contiennent ou sont produites à l’aide de ceux-ci. Liens utiles Les explications de la Confédération sur l’initiative sur l’eau potable Les explications de la Confédération sur l’initiative sur les pesticides Le comité de…

Des chercheurs suisses sur la piste des carburants verts pour avions

Les carburants durables permettraient de rendre l’aviation moins toxique pour le climat. Un nouveau programme de recherche suisse étudie les moyens de produire du carburant à partir de ressources renouvelables. Mais sa production industrielle sera un défi. Aujourd’hui, les avions sont responsables de 2 à 3% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), mais leur part a progressé rapidement et devrait tripler d’ici à 2050 avec l’augmentation de la demande de vols – passagers et fret – dans le monde entier. Les spécialistes s’accordent à dire qu’il n’existe pas de solution miracle pour rendre l’aviation plus écologique et qu’une série de mesures devront être mises en œuvre au cours des prochaines décennies. Il s’agit notamment de concevoir des avions plus économes en carburant et de développer des avions électriques. Mais la meilleure solution à moyen terme pour transformer l’empreinte carbone de l’aviation réside peut-être dans les carburants aéronautiques durables (SAF)…

L’UE n’est pas prête à «débrancher» la Suisse

Deux jours avant le sommet tant attendu de Bruxelles, l’Union européenne semble prête à sauver l’accord-cadre institutionnel avec la Suisse. La Commission européenne est disposée à faire des concessions substantielles sur trois points litigieux. C’est ce que montrent des documents que SWI swissinfo.ch a pu consulter en exclusivité. Stop ou encore? Voilà, concentré en trois mots, l’énorme enjeu de la rencontre, vendredi 23 avril en milieu de matinée à Bruxelles, entre le président de la Confédération Guy Parmelin, et son homologue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Une rencontre attendue depuis la conclusion des négociations, en 2018, sur un accord-cadre institutionnel visant à apporter de la clarté dans l’écheveau des accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne. Pour rappel, les premières discussions sur un accord-cadre remontent à… 2005. Vendredi, la Commission européenne attend de Guy Parmelin qu’il dise si l’accord deviendra un jour réalité, ou s’il…

Les atermoiements de la Suisse dans sa culture du souvenir

Ériger un mémorial en souvenir de la Shoah est désormais un projet approuvé par la classe politique en Suisse, jusqu’aux franges conservatrices. Un fait nouveau, car la culture de la mémoire y a longtemps buté sur des divisions politiques. Mais des progrès ont été observés depuis les années 1990. Cela fait plus de 25 ans que l’idée d’ériger un mémorial en souvenir de la Shoah a été émise en Suisse. Via une initiative parlementaire, le conseiller national socialiste et membre du Conseil de l’Europe Andreas Gross avait alors demandé au Conseil fédéral (gouvernement) de ne pas oublier le renvoi par la Suisse de réfugiés juifs durant la Seconde Guerre mondiale, les exposant alors à la machine d’extermination nazie. Mais le Conseil fédéral avait rejeté sa requête, arguant que ce thème était trop complexe pour se résumer à une sculpture. Devaient être conviés à la réflexion des branches comme l’histoire et l’éducation. Et le fait que d’autres pays songeaient à ériger des mémoriaux, à…