Catégorie : Suisse

Une experte met en garde sur le manque de régulation des réseaux sociaux

L’attaque du Capitole à Washington a rappelé au monde entier le rôle néfaste que peuvent avoir les réseaux sociaux. Des normes et des contrôles doivent être mis en place au niveau international, estime Marietje Schaake, présidente de l’institut CyberPeace à Genève. Une réalité alternative se développe dans des groupes d’activistes et de politiciens, à gauche comme à droite. Qu’ils soutiennent les théories conspirationnistes du mouvement QAnon ou nient l’existence de la Covid-19, du réchauffement climatique ou de l’efficacité des vaccins, beaucoup de ces militants trouvent leurs adeptes en ligne, sur les réseaux sociaux. SWI swissinfo.ch s’est entretenu avec Marietje Schaake, présidente de l’institut CyberPeace à Genève et directrice des politiques internationales au centre de Cyber Policy de l’Université de Stanford au sujet des défis sociaux et politiques sans précédent de notre ère numérique et de l’avenir de l’équilibre des pouvoirs entre les États et les entreprises…

La lutte mondiale pour le suffrage féminin

Dans de nombreux pays, les révolutions, la coopération internationale et la démocratie directe ont favorisé l’introduction du suffrage féminin. En Suisse, l’opposition est longtemps restée inflexible, jusqu’à ce que le risque pour la réputation internationale de la Confédération devienne trop important. C’était il y a 50 ans. La première avancée a été soudaine et a eu lieu à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande: le 18 mai 1893, Meri Mangakahia, 24 ans, s’est présentée devant le «Kotahintaga», le parlement du peuple indigène maori, qui avait été élu pour la première fois l’année précédente. Elle a déclaré: «Aujourd’hui, je vous propose une loi qui permettra à l’avenir aux femmes de voter et d’être élues à ce parlement.» Face aux tergiversations du parlement maori, composé uniquement d’hommes, Meri Mangakahia et ses compagnes ont commencé dans les semaines qui ont suivi à recueillir des signatures à travers tout le pays en faveur de l’introduction du suffrage féminin. Fin…

L’introduction du suffrage féminin dans le monde

Le 7 février marque le 50e anniversaire du suffrage féminin en Suisse. La nation alpine a été l’une des dernières à l’introduire, avant seulement 22 autres pays dans le monde. Le droit de vote des citoyens est étroitement lié à l’accès à la propriété depuis les débuts de la démocratie. Comme les femmes n’avaient pas le droit de posséder des terres dans le passé, elles ont été exclues des élections et votations. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que plusieurs territoires et pays ont commencé à accorder le droit de vote aux femmes. La Nouvelle-Zélande a été le premier pays souverain à introduire le suffrage féminin en 1893. Là-bas, les femmes maories indigènes ont traditionnellement été propriétaires de terres. La Finlande a accordé en même temps le droit de vote aux hommes et aux femmes, en 1906. La guerre comme catalyseur Deux tragédies majeures ont favorisé le droit de vote des femmes en Europe et au-delà. Après les pertes de vies humaines pendant la Première et la Seconde…

Une couverture pour tenir les glaciers au frais

Les bâches géotextiles sont de plus en plus utilisées pour protéger les glaciers de la fonte. Combien coûtent-elles? Et sont-elles vraiment efficaces? C’est un rituel qui se répète chaque année en divers endroits des Alpes: à la fin du printemps on étale des bâches blanches sur le glacier, afin de réduire la fonte durant les mois les plus chauds. Et au début de l’automne, on enlève ces couvertures. Avec l’accélération du recul des glaciers alpins – qui selon les prévisions pourraient disparaître complètement d’ici la fin du siècle -, les solutions pour ralentir leur fonte suscitent de plus en plus d’intérêt. Partie intégrante de l’identité suisse et symbole du paysage alpin, les glaciers sont aussi un facteur économique important pour les stations de ski et le tourisme en général, en plus de constituer une réserve essentielle d’eau. Pour la première fois, une étude menée par des chercheurs suisses et publiée à fin janvier a évalué le coût et l’efficacité des géotextiles…

«Défendez vos droits», conseille Hanna Sahlfeld-Singer aux jeunes femmes

Hanna Sahlfeld-Singer a été l’une des premières femmes élues au Parlement suisse en 1971. Elle a milité toute sa vie pour les droits des femmes et a payé le prix fort pour son engagement. Cette politicienne suisse de la première heure partage ses souvenirs. Hanna Sahlfeld-Singer vit en Allemagne depuis 45 ans et elle est probablement l’une des Suissesses de l’étranger les plus connues. Une conséquence inattendue du succès de son combat politique en faveur du suffrage féminin en Suisse. La pasteure, aujourd’hui âgée de 77 ans, ne laisse transparaître aucune amertume. Il est pourtant frappant de constater à quel point les obstacles ont été nombreux sur sa route et celle de sa famille. SWI swissinfo.ch consacre une série aux 50 ans du suffrage féminin Le peuple helvétique a voté pour accorder le droit de vote aux femmes le 7 février 1971. La Suisse a donc été l’un des derniers pays à introduire le suffrage universel. Souvent citée comme un modèle de démocratie directe au niveau…

La Suisse renforce son réseau extérieur

La Suisse veut renforcer ses représentations à l’étranger: le Département fédéral des affaires étrangères déploie 35 postes actuellement basés à Berne dans le monde. L’Organisation des Suisses de l’étranger s’en dit satisfaite. Forte de quelque 170 ambassades, consulats et petites représentations dans le monde, la Suisse dispose d’un réseau diplomatique étendu. La densité de ce réseau à l’étranger a fait ses preuves, tout particulièrement pendant la crise sanitaire, écrit le Conseil fédéral dans son rapport de politique extérieure. Cependant, certaines représentations ne seraient « pas suffisamment durables en termes de personnel ». La Confédération a donc décidé de réagir. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) écrit en réponse à une demande de la Radio SRF (radio de service public en Suisse alémanique) : «Nous prévoyons de transférer 35 postes de la centrale du DFAE vers le réseau extérieur au cours des quatre prochaines années». Environ 6000 employés au total…

Le monde découvre le Pacifique

Sous la conduite de la diplomate Yasmine Chatila Zwahlen, la Suisse a considérablement renforcé sa présence dans le Pacifique au cours des trois dernières années. Mais dans quel but? C’est ce que nous lui avons demandé. Ambassadrice en job sharing La diplomate suisse Yasmine Chatila Zwahlen (née en 1963) observe les événements dans le Pacifique depuis la capitale australienne Canberra – non seulement en tant qu’envoyée spéciale pour cette région, mais aussi en tant qu’ambassadrice à Kiribati, Nauru, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Vanuatu. Elle dirige la direction de l’ambassade de Canberra en job sharing avec son mari – l’ambassadeur de Suisse en Australie, Pedro Zwahlen. Fille d’une famille libano-suisse, Yasmine Chatila a passé ses premières années au Liban. Lorsque la guerre civile libanaise a éclaté en 1975, la famille s’est installée en Suisse, où vivaient ses grands-parents. Après avoir obtenu sa licence ès lettres à l’Université de Berne, elle a rejoint le service…

Que savons-nous vraiment de ces variants qui font peur?

Devons-nous avoir peur des variants du virus? Les vaccins actuels sont-ils assez efficaces? Le point de vue d’Emma Hodcroft, épidémiologiste génomique à l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Berne. Les variants du Covid-19 soulèvent de l’inquiétude dans le monde scientifique et parmi les gouvernants. À juste titre, selon l’épidémiologiste anglo-américaine Emma Hodcroft. Elle explique pourquoi il est si important de maintenir un faible taux du nombre d’infections pour mieux contenir la propagation des variants. Quand bien même les mutations font intégralement partie de l’évolution des virus, celles-ci ne génèrent que rarement des variants plus dangereux. «Mais il ne faut pas sous-estimer la leçon de ces derniers mois. Même si les risques d’un tel scénario sont minces, tout demeure possible», prévient-elle dans une interview accordée à swissinfo.ch. swissinfo.ch: Reprenons les données de base. Que savons-nous et qu’ignorons-nous de ces mutations? Emma…

«Il faut changer la culture d’entreprise et montrer à quel point le harcèlement est néfaste»

Après l’éclatement en Suisse de plusieurs affaires de harcèlement sexuel au travail, deux expertes dévoilent leurs pistes pour mieux prévenir et traiter ces violences sexistes. Les lois existent, mais il est essentiel de sensibiliser davantage les entreprises et le milieu judiciaire. Plusieurs affaires de harcèlement sexuel sur le lieu de travail ont secoué la Suisse l’an dernier, dont la plus importante au sein de la Radio Télévision Suisse (une entreprise du groupe SSR auquel appartient également swissinfo.ch). Pourtant, depuis 1996, la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes interdit toute discrimination fondée sur le sexe dans le milieu professionnel. Un examen plus approfondi montre que les victimes obtiennent rarement gain de cause lors d’une action en justice. Une récente étude de la jurisprudence du Tribunal fédéral (la dernière instance de recours) révèle que 71% des décisions concernant des cas de harcèlement sexuel au travail sont défavorables à l’employée.

Malgré les lois, le harcèlement sexuel au travail reste très répandu

De nombreux pays ont adopté des législations contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel, mais les scandales et les témoignages prouvent que les abus persistent. En Europe, six femmes sur dix ont déjà subi des violences sexistes au cours de leur carrière. Gestes déplacés, messages à caractère sexuel, mobbing, abus de pouvoir… Le scandale qui a éclaté l’automne dernier à la Radio Télévision Suisse (une entreprise du groupe SSR auquel appartient également swissinfo.ch) et l’enquête en cours montrent bien que le harcèlement sexuel au travail reste une réalité dans le pays. 28% des femmes en auraient été victimes une fois au cours de leur carrière, d’après une étude nationale de 2008. Mais depuis, l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo ont encouragé la prise de parole et les résultats de l’enquête en cours pourraient révéler des chiffres bien plus inquiétants. Un bilan est attendu en 2021. Dans l’Union européenne (UE), 55% des femmes ont déjà été confrontées une fois…