Cabinet Philippe ALLIAUME

Avocat à la Cour d'appel de Paris

L’âme tourmentée de David Lynch exposée à Olten

Les initiateurs du Festival International de la Photo d’Olten inaugurent un musée de la photographie avec une nouvelle exposition du cinéaste américain David Lynch. Une première européenne et un coup de maître. Un couple de personnes âgées frappe à la porte verrouillée du nouveau musée situé dans la vieille ville d’Olten, un centre industriel entre Bâle et Zurich. Mais c’est bientôt midi et le musée est fermé. Le couple s’est déplacé exprès depuis Winterthour. Remo Buess, le codirecteur du lieu, les laisse quand même entrer. Il les conduit à l’intérieur en lâchant cet avertissement: l’exposition est plutôt difficile et exigeante. En effet. La visite sur les trois étages et les nombreuses salles du nouveau musée tient du voyage en train fantôme. Le titre de l’exposition Infinite Deep le dit. Lynch nous entraîne dans la profondeur infinie de l’âme. Quiconque connaît les films mélancoliques, lugubres et parfois dérangeants de Lynch – Elephant Man, Erasurehead, Blue Velvet…

La société suisse de Martin Shkreli attaquée en justice

L’homme le plus détesté des États-Unis, sous le feu des critiques pour avoir augmenté de près de 6000% le prix de son médicament phare, affronte plusieurs procédures judiciaires. Et sa compagnie suisse Phoenixus AG est en première ligne. La prison n’aura pas muselé l’homme le plus détesté des États-Unis. Martin Shkreli est connu pour avoir augmenté le prix du Daraprim, un médicament contre la toxoplasmose, de 13 dollars à 750 dollars le comprimé. Mais c’est pour fraude avec son entreprise Retrophin, qu’il a finalement été condamné en 2018 à 7 ans de prison. En mai 2020, en pleine pandémie, le financier réclame sans plaisanter une sortie conditionnelle afin de développer un traitement contre le covid19 – la justice le lui refusera, rappelant à juste titre qu’il n’a aucun diplôme scientifique ou médical. Mais les ennuis ne sont pas terminés pour Martin Shkreli, qui avait aussi fondé la biotech suisse Phoenixus AG, basée à Baar, et sa filiale Vyera Pharmaceuticals LLC, au Delaware.

Malgré les aides, pas facile de vivre de la bande dessinée

En avril 2020, un nouvel instrument de financement a été lancé, qui s’adresse directement à la scène vivante et bien connectée des artistes suisses de la bande dessinée. Dix contributions à la création de 20’000 francs chacune ont été attribuées. Une reconnaissance tardive du neuvième art. Pour Claudio Barandun, ce prix est un signe de la «prise de conscience croissante que la bande dessinée est bien un média à part entière». Depuis l’année dernière, il est codirecteur d’Edition Moderne, la maison d’édition de la scène indépendante de la bande dessinée en langue allemande depuis ses débuts. Il se décrit avant tout comme un fan et se réjouit de tout ce qui peut aider ce média. Cette forme d’art se trouve depuis des années un peu coincée entre les genres artistiques en ce qui concerne le financement. «Autrefois, des projets étaient parfois financés par des fonds d’encouragement à la littérature, mais raconter des histoires en images requiert un ensemble de compétences et de…

Lever les brevets sur les vaccins? La question fait débat à Genève

Laissés de côté dans la course aux vaccins contre le Covid-19, les pays en développement font pression pour abandonner les brevets. Mais les Etats riches, dont la Suisse, s’y opposent. La plus grande campagne de vaccination de l’histoire a relancé un vieux débat: le monopole couvert par les brevets a-t-il un sens dans une situation de crise mondiale? En d’autres termes, la propriété intellectuelle doit-elle être protégée alors que plus de deux millions de personnes sont déjà décédées du Covid-19? En octobre, l’Inde et l’Afrique du Sud ont présenté à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) une proposition en vue d’une dérogation temporaire à certaines dispositions de l’Accord sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce pour la prévention, l’endiguement ou le traitement du Covid-19. Outre les vaccins, le projet concerne les tests et les appareils notamment. Si elle était acceptée, la dérogation aurait un caractère contraignant. L’idée est que les…

Demain l’homme vivra sur Mars

La difficulté n’est pas une raison pour refuser le défi de l’installation de l’homme sur Mars, car nos avancées technologiques sont tout près de nous permettre de le remporter. L’humain peut-il supporter un voyage vers Mars? Les voyages jusqu’à Mars ne sont certes pas des voyages de routine, mais dire qu’un pourcentage très élevé sont des échecs n’a pas de sens. On ne peut mettre dans la même statistique les premiers vols et les plus récents ni les essais de ceux qui visiblement ne maîtrisent pas la technologie et ceux qui la maîtrisent, c’est-à-dire les États-Unis, comme le prouve leur «track-record»: depuis 2001, onze succès, aucun échec. C’est sur cette base qu’il faut considérer l’avenir. Pierre Brisson est membre fondateur et président de la branche Suisse de la Mars Society. Il est également membre du Comité de direction de l’Association Planète Mars (France). Économiste formé à l’Université de Virginie, il est un ancien banquier et un planétologue amateur de toujours. Si…