Alors que le populisme, la disruption et l’autoritarisme réorganisent le monde, la Suisse reste relativement stable. Pourquoi? L’analyse de Benjamin von Wyl. Le monde s’apprête à vivre de grands changements en 2025. En géopolitique, les alliances traditionnelles ne semblent plus forcément viables. Dans de nombreux pays, les forces populistes ont obtenu de bons résultats électoraux l’année dernière, certaines ont même accédé au gouvernement. Aux États-Unis, Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, peut appliquer ses idées de disruption à l’appareil administratif. En Suisse, les quatres plus grands partis se partagent le pouvoir gouvernemental, comme ils l’ont essentiellement fait depuis 1959. Rendre compte de la démocratie en Suisse pour un public international mène souvent à raconter des récits de stabilité, tout en relativisant l’image policée du pays et en évoquant les diverses nuances de gris. Il faut néanmoins toujours préciser que la perception de la politique et des …