Auteur/autrice : maitrepadpad

Un rappel bienvenu : le commissaire aux comptes est civilement responsable à l’égard des tiers

Il résulte de la combinaison de l’article 31 du code de procédure civile et de l’ancien article L. 822-17 devenu l’article L. 821-37 du code de commerce qu’un tiers justifie d’un intérêt à agir en responsabilité à l’encontre d’un commissaire aux comptes pour demander, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, la réparation de son préjudice personnel qui aurait été causé par sa faute ou sa négligence.

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Faisceaux d’indices et listes d’initiés : florilège autour de la preuve des opérations d’initiés

La Cour d’appel de Paris confirme les sanctions prononcées par la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans l’affaire Terreïs à raison des multiples manquements commis au sein d’un réseau d’initiés. La société émettrice des titres objets des comportements d’initiés, qui avait manqué à ses obligations en matière de listes d’initiés, voit en revanche sa sanction allégée. L’arrêt confirme néanmoins la sévérité dont l’AMF et les juges font preuve dans la mise en œuvre des règles de prévention et de répression des comportements d’initiés.

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Précisions utiles sur les fins de non-recevoir

Dans un arrêt rendu le 12 mars 2026, la troisième chambre civile de la Cour de cassation est venue apporter deux précisions utiles quant au domaine et au régime des fins de non-recevoir. Il résulte, d’une part, de la combinaison des articles 28 et 30 du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955 que l’irrecevabilité pour défaut de publicité des demandes tendant à faire prononcer la résolution, la révocation, l’annulation de droit résultant d’actes soumis à la publicité ne concerne que ces seules demandes et ne s’applique pas aux autres prétentions formées dans la même assignation ou les mêmes conclusions. Il ressort, d’autre part, de l’article 789 du code de procédure civile, dans sa rédaction issue du décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019, en vigueur jusqu’au 31 août 2024, que le juge de la mise en état n’a pas l’obligation d’aviser les parties de la possibilité de demander que la question de fond dont dépend l’issue d’une fin de non-recevoir soit tranchée par le tribunal.

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L’admission de la preuve déloyale confrontée à l’intérêt de l’enfant

Dans un arrêt du 4 mars 2026, la première chambre civile de la Cour de cassation applique pour la première fois à la matière familiale la règle posée par l’assemblée plénière le 22 décembre 2023 en matière d’admission de la preuve déloyale. Elle sanctionne une cour d’appel pour avoir automatiquement écarté des preuves déloyales sans procéder à la mise en balance du droit à la preuve et des droits antinomiques en présence. Elle laisse cependant entière la question de l’articulation entre le droit à la preuve et l’intérêt supérieur de l’enfant.

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Groupement d’employeurs : pas de requalification contre l’entreprise utilisatrice

Le salarié mis par un groupement d’employeurs à la disposition d’un de ses membres ne peut se prévaloir à l’égard de celui-ci des dispositions de l’article L. 1251-40 du code du travail qui n’ont pas vocation à s’appliquer à sa situation, de sorte qu’un salarié mis à la disposition d’une même entreprise, par une entreprise de travail temporaire puis par un groupement d’employeurs, ne peut prétendre faire valoir auprès de cette entreprise utilisatrice les droits correspondant à un contrat à durée indéterminée qu’au titre du contrat de mission conclu avec l’entreprise de travail temporaire.

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Assemblée citoyenne annulée: un mauvais signal envoyé par la Suisse en temps de recul de la démocratie?

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Extrait : À Genève, une assemblée citoyenne préparée de longue date a été annulée par les responsables politiques peu avant son ouverture. On observe des tendances similaires à l’échelle internationale. L’instrument des assemblées citoyennes est-il en crise? Une vingtaine d’assemblées citoyennes ont eu lieu en Suisse ces dernières années aux niveaux local, cantonal et national. Il s’agissait surtout d’expériences visant à déterminer si elles pouvaient créer un cadre pour des solutions politiques. Le canton de Genève prévoyait de lancer en mars 2026 une «Assemblée citoyenne pour la démocratie». Des citoyennes et citoyens tirés au sort devaient y discuter de l’amélioration de la démocratie dans ce canton de 500’000 habitants. «En Suisse, nous sommes parfois pris au piège de la perfection», éclaire le politologue Victor Sanchez-Mazas. En d’autres termes, puisque la démocratie suisse s’en sort bien en comparaison internationale, on en viendrait à négliger certains problèmes, tels que la faible …