Auteur/autrice : maitrepadpad

«Durant la guerre froide, les objecteurs de conscience étaient perçus comme déficients ou égoïstes»

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Extrait : Longtemps minoritaires, les objecteurs de conscience ont été de plus en plus nombreux en Europe de l’Ouest à partir des années 1960. Alors que les Suisses s’apprêtent à voter sur un durcissement de l’accès au service civil, le livre de l’historien Niels Rebetez apporte un éclairage inédit sur le long combat de ceux qui ont refusé de servir. Refuser de servir l’armée en Suisse n’a pas toujours été un choix reconnu. Pendant des décennies, les objecteurs de conscience ont été marginalisés, criminalisés, voire disqualifiés par la justice comme «déficients» ou «égoïstes». À partir des années 1960, leur nombre a fortement augmenté sur fond de contestation sociale et politique. Dans un livre publié mi-mai, l’historien Niels Rebetez revient sur l’évolution qui a conduit à la reconnaisse légale des objecteurs de conscience à travers l’introduction du service civil en 1996. Un débat d’actualité alors que le peuple vote le 14 juin sur un durcissement des conditions d’accès à ce dernier. 

L’armée suisse veut réduire sa dépendance spatiale aux pays étrangers

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Extrait : La Suisse souhaite développer une stratégie spatiale militaire avec l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg pour réduire sa dépendance aux satellites étrangers. Le Conseil fédéral propose un investissement de 850 millions de francs sur douze ans. La Suisse veut aller de l’avant en matière de sécurité et de dissuasion dans l’espace. Le ministre de la Défense Martin Pfister s’est réuni à Berlin avec ses homologues d’Allemagne, d’Autriche et du Luxembourg en vue de renforcer la coopération spatiale. Ludovic Monnerat, responsable du Centre de compétences Espace, estime que la Suisse a besoin de capacités spatiales et explique l’enjeu de cette collaboration. Le Conseil fédéral a pris connaissance en 2025 de la conception globale Espace. Il s’agit d’une stratégie qui vise à développer les capacités spatiales, notamment en matière de suivi de la situation, de collecte d’informations, de télécommunications ou de navigation de précision. Pour Ludovic Monnerat, «l’espace devient de plus en … 

La Suisse peut-elle se passer des géants de la tech? Nous avons tenté l’expérience

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Extrait : La Suisse aspire à la souveraineté numérique. Mais peut-elle réellement prendre ses distances avec les géants du Web? Deux journalistes de Swissinfo ont tenté de couper les ponts avec les géants américains de la technologie. Récit. À 6 h 30 du matin, l’alarme de mon iPhone sonne. Avant 7 h, j’ai déjà utilisé au moins cinq autres technologies américaines: WhatsApp (Meta), LinkedIn (Microsoft), Gmail (Alphabet, société mère de Google), Teams et Outlook (Microsoft). Et je ne me suis même pas encore lavé le visage. L’essentiel de ma vie numérique, des photos des premiers jours de ma fille en passant par mes mots de passe et mes documents personnels, est stocké quelque part dans l’infrastructure cloud des géants de la tech. La quasi-totalité de mes interactions avec le monde extérieur, qu’elles soient privées ou professionnelles, passe par une poignée d’entreprises américaines. Plus je couvre les efforts de la Suisse en faveur de la «souveraineté numérique», à savoir l’idée que les … 

À Paris, Vincent Levrat photographie avec succès des accessoires de luxe et des trombones

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Extrait : Le plasticien fribourgeois Vincent Levrat a déménagé à Paris il y a 8 ans, où il s’illustre dans la photographie pour les marques de luxe. Il vient par ailleurs d’être récompensé par l’Office fédéral de la culture pour un livre qui réunit… des photos de sculptures de trombones. Portrait. Gucci, Chanel, Cartier, Louis Vuitton, Hermès, Celine, Tiffany… Tout le luxe à portée de caméra, manipulée avec une sensibilité raffinée par un jeune artiste suisse, né à Bulle (canton de Fribourg) il y a 33 ans. Photographe-plasticien établi à Paris, Vincent Levrat n’aime pas se mettre en scène, mais il sait en revanche donner l’éclat nécessaire aux montres, bracelets, chaussures, flacons de parfum, tubes de rouge à lèvres et autres accessoires fabriqués par les enseignes précitées. Ces grandes maisons font appel à lui afin qu’il réalise des photos de leurs produits, destinées notamment à la publicité. «Dans mon travail de photographe, tout est une question de lumière et de composition … 

Requalification d’un contrat de prestation de services en contrat de travail : précisions sur l’assiette des sommes dues

Lorsqu’un prestataire de service est requalifié en salarié, se pose la question de la base sur laquelle calculer les sommes dues au titre de la relation de travail ainsi reconstituée. La difficulté tient à la différence de nature entre un salaire et le prix d’une prestation de service. Le premier est la contrepartie d’un travail subordonné, tandis que le second intègre des éléments étrangers à toute logique salariale, tels que les charges sociales assumées par le prestataire, le coût du risque ou encore une prime de précarité implicite. Par un arrêt du 6 mai 2026, la Cour de cassation était appelée à dire si les honoraires contractuellement perçus pouvaient servir d’assiette aux rappels de salaire, à l’indemnité compensatrice de préavis et aux indemnités de rupture, ou si la requalification imposait, au contraire, de reconstituer une rémunération proprement salariale.

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Ordonnance de non-conciliation : autorité de chose jugée et contrariété au jugement étranger

Les motifs de l’ordonnance de non-conciliation ayant trait au rejet de l’exception de litispendance ne bénéficient pas de l’autorité de chose jugée. Cette ordonnance de non-conciliation constatant l’incompétence indirecte du juge étranger n’est pas contraire au jugement de divorce ultérieurement rendu par le juge étranger, de sorte qu’il peut être reconnu au titre de l’article 15, sous e), de la Convention franco-tunisienne de 1974.

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Un diplomate suisse dans les cachots de Staline

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Extrait : Harald Feller a été enlevé par des Soviétiques à Budapest en 1945. Il a passé un an dans les prisons de Staline alors qu’en Suisse on enquêtait contre lui. A son retour, le Bernois a été blanchi de toutes les accusations. Mais cela n’intéressait plus personne. Swissinfo publie régulièrement d’autres articles tirés du blog du Musée national suisse consacrés à des sujets historiques. Ces articles sont disponibles en allemand, en français et en anglais. Budapest, le 12 février 1945. La capitale hongroise vient d’être libérée par l’Armée rouge au terme de plusieurs semaines de violents combats qui ont fait environ 160’000 morts. Au milieu des décombres du palais Esterházy sur la colline de Buda (à l’Ouest du Danube) les drapeaux suisse et suédois sont hissés côte à côte. Image étonnante à la fin de l’occupation allemande: l’ambassade de Suisse y a ouvert une chancellerie mais les locaux de l’ambassade de Suède se trouvent plus au Sud. Le jeune diplomate bernois Harald Feller … 

Une exception suisse et européenne: quand le canton des Grisons interdisait la voiture

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Extrait : Imaginez que vous deviez couper le moteur de votre voiture à la frontière cantonale puis la faire tracter par des chevaux. Ce fut une réalité dans les Grisons pendant un quart de siècle: entre 1900 et 1925, le canton s’opposa systématiquement à l’automobile, écrivant ainsi un chapitre unique de l’histoire des transports en Europe. Tout s’arrêtait à la frontière cantonale. Au lieu d’appuyer sur l’accélérateur, les premiers propriétaires de voitures devaient faire atteler deux robustes chevaux ou des bœufs à leur véhicule. Ce n’est que de cette manière qu’ils pouvaient rejoindre leur destination dans le canton des Grisons. Ce qui ressemble à une scène tirée d’une comédie burlesque était une réalité entre 1900 et 1925 dans la plus grande région touristique de Suisse. Alors que le reste de l’Europe vénérait déjà la vitesse, les électeurs grisons s’en tenaient obstinément à une interdiction totale des voitures, faisant des Grisons une «exception européenne». Un quart de siècle non …