Auteur/autrice : maitrepadpad
La Suisse et la guerre civile espagnole
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Extrait : L’éclatement de la guerre civile espagnole en juillet 1936 toucha également la Suisse. Sur le plan politique, mais aussi à travers les quelques 800 volontaires suisses qui combattirent le général Franco et ses troupes sur la péninsule Ibérique. Swissinfo publie régulièrement d’autres articles tirés du blog du Musée national suisse consacrés à des sujets historiques. Ces articles sont disponibles en allemand, en français et en anglais. En juillet 1936, des généraux nationalistes menés par Francisco Franco organisèrent un coup d’État contre le gouvernement démocratiquement élu de la Seconde République espagnole. Celui-ci dégénéra très rapidement en une guerre civile qui dura jusqu’en 1939 et préfigura la Seconde Guerre mondiale. Dès l’été 1936, les événements qui secouaient la péninsule Ibérique firent grand bruit en Suisse. De nombreuses personnes descendirent dans les rues avec pancartes et banderoles pour manifester contre les putschistes. Le Conseil fédéral n’eut pas la même …
Au Kirghizistan, l’eau érode la pierre de l’autoritarisme naissant
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Extrait : Autrefois considéré comme un «îlot de démocratie» en Asie centrale, le Kirghizistan a perdu du terrain ces dernières années. Mais un nouveau phénomène se dessine: les enjeux liés à l’eau renforcent les communautés locales et la coopération transfrontalière. Dans ce contexte, le soutien de la Suisse joue un rôle important. Pendant longtemps, la Maison-Blanche de Bichkek, la capitale kirghize, a été aussi redoutée que disputée. Inauguré au milieu des années 1980 comme imposant siège du Parti communiste kirghize, le bâtiment a été emporté, après l’indépendance, dans les luttes de pouvoir et les révolutions. À trois reprises, il a été pris d’assaut par des manifestants. Aujourd’hui, il abrite le Parlement national. «Quand j’étais enfant, il y avait toujours des barrières ici et des policiers en tenue antiémeute partout», se souvient Kanatbek, 28 ans, qui se promène avec ses amis dans le parc soigneusement entretenu du Parlement en cette soirée du début de l’été. Par égard pour sa …
Pourquoi la Suisse est considérée comme le berceau du minigolf
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Extrait : Pour beaucoup, le minigolf fait partie de l’été au même titre que les glaces et les baignades. Pourtant, peu de personnes savent que la Suisse a joué un rôle central dans l’histoire de ce sport. En 1954, l’architecte-paysagiste Paul Bongni a inauguré à Ascona le premier parcours de minigolf normalisé au monde. Avec ses pistes et ses obstacles standardisés, il a posé les bases du minigolf moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui. Celui-ci appartient à la famille de ce qu’on appelle le «golf sur piste», au même titre que le golf miniature, le cobigolf, le sterngolf et le golf sur feutre. Depuis le Tessin, ce sport s’est ensuite répandu dans le monde entier. Que la Suisse soit devenue la «mère patrie du minigolf» peut sembler surprenant. Mais l’alliance de la précision, de la standardisation et de l’esprit d’innovation suisse s’est révélée être une recette gagnante. rezept. Découvrez-en plus sur ce sport dans notre article:
La paix durable passe par les femmes, mais leur expertise est souvent ignorée
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Extrait : Vingt-cinq ans après une résolution de l’ONU, les femmes demeurent largement écartées des tables de négociation pour la paix. Pourtant, des études montrent que leur participation rend les accords plus durables. La directrice d’ONU Femmes tire la sonnette d’alarme. Sur la photo de groupe du sommet de l’OTAN qui s’est tenu les 7 et 8 juillet à Ankara, en Turquie, on ne dénombrait que quatre femmes autour de 29 hommes. Ce déséquilibre illustre une réalité plus large: ce sont les hommes qui déclenchent les guerres et ce sont aussi eux qui négocient la paix. Pourtant, les recherches menées ces vingt dernières années montrent que plus les femmes participent aux processus de paix, plus les accords tiennent dans la durée. Malgré ces données, elles restent cruellement absentes des négociations formelles. «Au Soudan, aucune femme soudanaise n’a participé aux négociations de paix», a déploré Sima Bahous, directrice d’ONU Femmes, lors d’un récent débat aux Nations unies. Et la Libanaise de …
1984: les fous du Barefoot
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Extrait : Du ski nautique sans ski? On appelle ça le barefoot. Que ce soit sur les pieds, les fesses ou même en se hissant sur le dos de deux comparses, la seule chose qui compte, c’est la glisse. Images de 1984 pour sensations garanties.
Le Cervin, mortelle ascension pour les alpinistes amateurs
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Extrait : Le Cervin est la montagne la plus meurtrière de Suisse avec 603 morts depuis 1865 et les réseaux sociaux aggravent encore la situation. Un guide-secouriste, une gardienne de refuge et une alpiniste traumatisée témoignent du phénomène et tirent la sonnette d’alarme. Le constat est brutal. « C’est la montagne la plus meurtrière », affirme Anjan Truffer, guide de haute montagne et responsable des secours chez Air Zermatt. Chaque année, plus de 3000 personnes tentent l’ascension de ce sommet de 4478 mètres. Beaucoup arrivent mal préparés, attirés par l’image d’une montagne accessible, naïvement véhiculée sur les réseaux sociaux. Des alpinistes mal préparés Edith Lehner, gardienne de la cabane la plus importante sur la voie, observe quotidiennement ce phénomène. « On voit des gens arriver sans chaussures adaptées, sans corde ni matériel. On essaie de les raisonner, mais très peu écoutent », témoigne-t-elle. En 2024, la succession de drames a marqué l’équipe. Parmi les victimes, un jeune …
Traitements innovants: un laboratoire suisse fait du neuf avec du vieux
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Extrait : Des chercheurs de l’Université de Genève passent au crible les registres de médicaments déjà autorisés afin de dénicher de nouveaux traitements pour des maladies rares. Et parfois, cela fonctionne. Une approche de plus en plus prisée dans un contexte de désintérêt croissant des laboratoires pharmaceutiques pour ces pathologies. Cinq ans auparavant, le laboratoire de Vladimir Katanaev, à l’Université de Genève, a fait une découverte majeure. On s’est rendu compte que des sels de zinc, autorisés en 1997 aux États‑Unis pour traiter la maladie de Wilson, avaient d’autres vertus: ils pouvaient traiter un trouble rare et potentiellement mortel causé par une mutation du gène GNAO1. Ce gène encode la protéine Gαo, l’un des principaux régulateurs de la transmission des signaux dans le cerveau. Elle fonctionne comme un interrupteur moléculaire qui s’active et se désactive pour éviter que les neurones ne soient trop actifs ou trop passifs. Les mutations du gène GNAO1, qui touchent environ 400 …
De Lucerne à La Catedral ou l’ascension d’un dieu suisse du catch
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Extrait : Le Lucernois Claudio Castagnoli s’est fait un nom à l’international dans un sport plutôt marginal en Suisse. Sous les traits d’un riche banquier helvétique, il a remporté quelques-uns des titres les plus prestigieux des États-Unis en catch. Avant de tomber amoureux de la Lucha Libre mexicaine. Le héros sort du ring pour s’en expliquer. Le catch professionnel et la Suisse, ça fait deux. La version nord-américaine, popularisée par la World Wrestling Entertainment (WWE), n’a jamais été très appréciée en Suisse. Au contraire de la France, de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, la longue tradition des fédérations indépendantes, ces sociétés qui organisent et produisent les shows, n’existe pas dans le pays. Mais quiconque suit le catch de ces vingt dernières années a forcément entendu parler de ce géant né à Lucerne. Un héros qui, dans le civil, répond au nom de Claudio Castagnoli (ou Cesaro). Le Lucernois a émergé multi-capé en combat par équipe (deux contre deux) du circuit indépendant des …
La propreté suisse un peu plombée
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LE SALAIRE HORS NORME D’UN DIRECTEUR D’EMS
Celui qui avait contribué à dénoncer les salaires excessifs dans les EMS se retrouve rattrapé par ce qu’il combattait hier : il a profité d’une rémunération hors norme dans un secteur subventionné. Grâce à la prescription, l’essentiel ne sera pas remboursé. Une ironie institutionnelle difficile à avaler, qui appelle une révision urgente du cadre légal. Les explications dans ma chronique de dimanche dernier sur Global Radio DAB+.
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UN DEMI-MILLION AU-DELÀ DES PLAFONDS
Il y a des affaires qui ne choquent pas seulement par les montants, mais par ce qu’elles racontent d’un système. Pierre Ethenoz, ancien directeur de l’EMS La Rozavère à Lausanne, aurait touché un demi-million de francs au-delà des plafonds admis. L’État de Vaud réclamait une rétrocession de 517’000 francs à la Fondation qui l’employait. Le Tribunal cantonal a tranché, rapporte le quotidien 24 Heures : l’essentiel est prescrit. Résultat, seuls 31’000 francs devront être rendus à l’État. Juridiquement, l’essentiel du dossier est clos. Politiquement, il reste grand ouvert.
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UNE IRONIE INSTITUTIONNELLE SAISISSANTE
Car le symbole est saisissant. Pierre Ethenoz n’est pas n’importe qui. Ancien patron du Contrôle cantonal des finances, il avait largement contribué à mettre en lumière, au début des années 2000, le scandale des salaires excessifs dans les EMS. Voir celui qui fut associé à la dénonciation de ces dérives se retrouver, vingt ans plus tard, au bénéfice d’une rémunération dépassant largement les plafonds légaux laisse un goût amer.
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UN PASSÉ DÉJÀ MARQUÉ PAR UNE INDEMNITÉ
L’ironie est d’autant plus mordante que son nom avait déjà marqué un feuilleton politico-financier vaudois. Alors qu’il dirigeait le Contrôle cantonal des finances, Pierre Ethenoz s’était retrouvé en conflit ouvert avec l’État, sur fond de tensions avec le Département des finances. Le Conseil d’État lui reprochait notamment des problèmes de loyauté, de discrétion et une relation de confiance rompue. L’affaire s’était soldée par une convention lui permettant d’empocher 200’000 francs. Vingt ans plus tard, le revoici associé à une rémunération problématique dans un secteur subventionné.
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L’ÉTAT A RÉAGI TROP TARD
Que La Rozavère se dise satisfaite du verdict est compréhensible sur le plan juridique. Mais moralement et politiquement, cette satisfaction sonne faux. Car la Cour ne dit pas que c’était acceptable. Elle constate que l’État a réagi trop tard. Ce dossier révèle une faille majeure de la surveillance publique. Comment un système subventionné peut-il permettre de telles rémunérations, avec des fonctions requalifiées comme techniques afin d’échapper au champ du plafonnement légal ? Comment l’État peut-il disposer d’un délai aussi court pour contrôler des structures qui vivent largement de fonds publics ?
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IL EST TEMPS DE SERRER LES BOULONS
Il faut désormais serrer les boulons. Un délai d’un an est insuffisant. Il faut allonger la prescription, renforcer les contrôles, clarifier les rémunérations admises et empêcher que des sommes excessives passent entre les mailles du filet. Quand l’argent public est en jeu, l’exemplarité ne devrait pas dépendre d’un calendrier administratif. Elle devrait être la règle.
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